Blanche neige

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La neige qui avait chu couvrait
Son beau manteau épais masquait
Les formes et les silhouettes.
A présent on pouvait deviner
Ce que cachait ce doux tablier.

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Le silence était farouche
Le craquement sec d’une branche
Qui ployant sous le poids rompit
Troubla ce bel instant feutré
Que seule sa magie avait créée.

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De sa couleur immaculée
Elle rappelle un compte de fée
Et a ce pouvoir irréel
De donner à la nature
Cette vie qui jamais ne dure.

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Vint le redoux il prit sa place
Fit fondre sans laisser de trace
La neige qui éphémère
Luisait et avait su orner
Dame nature de sa beauté.

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leny.

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Le Ruisseau

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Il danse comme une flamme

Et te berce de son clapot

Il roule entre ses gemmes

Et te livre son petit flot

 .

Rapide et vif comme l’éclair

Il se faufile et il chatouille

Clair et frais ne fait pas d’impair

Il s’écoule et mieux il gazouille

.

Tu le perçois si tu t’approches

Il se veut pour autant discret

Tu le découvres si farouche

Mais te contera son secret

 .

Leny.

 .

 

 

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Les Violettes

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Il était un petit bois où poussaient des violettes

Et nous avions coutume dès le printemps, naguère

De chiper par centaines en faisant la cueillette

Ornant tous les bouquets de belles feuilles de lierre

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C’est plutôt surprenant de la part de garçons

D’avoir pour cette fleur un intérêt soudain

Et de confectionner avec application

Ces bouquets qui très vite devaient changer de mains

 .

Mettant en avant notre sens du commerce

Nous les proposions à toutes les ménagères

Effluve de printemps payée moins d’un sesterce

Parcourions le marché comme de bons compères

 .

Je vous présente ici le meilleur scénario

Il arrivait parfois, que sortant du petit bois

Le vieux propriétaire appose son véto

Les fasse jeter au sol nous laissant tout pantois

 .

Longtemps j’ai recherché de quelle satisfaction

Ce vieux petit grincheux pouvait se satisfaire

En nous privant ainsi forçait la rébellion

Qui lui causerait bientôt les plus belles misères.

 .

                                              Leny.

 

 

 

 

 Les Pommiers

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Par temps de privation la faim était cruelle.

Le verger du voisin regorgeait de fruits murs,
Le ventre creux et appliquée à sa mission
Elle chapardait les fruits objet de convoitise.

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Son vélo appuyé et juchée sur le bel
Elle remplissait son sac en respirant l’air pur
Attentive à tout bruit provenant de la maison
Annonçant ainsi une récolte compromise.

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Soudain percevant des cris peu fraternels
Le propriétaire vociférait des mots durs
Elle prit ainsi la fuite pour sa disculpation

Emportant son sac lourd quelle belle sottise

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Mais laissant son vélo cette  preuve  matérielle
Aux  képis  elle dû compter  son aventure
Le gradé indulgent dans  la situation
La laissa repartir conscient  de la  bêtise

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Tout autant  qu’il savait certainement lequel
Entretenait avec l ‘ennemi c’était sur
Une étroite et perfide collaboration
Qu’à cette époque ci fallait qu’on neutralise.

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 Leny.

                                                                                                                                                        

 

 

 

 

  Venise

Ville mystérieuse ville magnifique
Venise vous entraine par delà ses canaux
Un dédale de rue  qui vous fait découvrir
Le cœur de cette belle cité lacustre
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Découvrant la ville et son attrait magique
Prenant place à bord d’un Vaporetto
Seul moyen de transport qui vous fait parcourir
Cette ville où naquirent tant d’êtres illustres
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Sur Grande CANALE son coté mythique
Vous séduit vous emporte passant sous RIALTO
Majestueux pont qui a tant fait discourir
Orné par les cotés d’élégantes balustres
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Flânant vers le palais par des ruelles antiques
Découvrant une ville faite de joyaux
Tout a coup la grande place pour y découvrir
Le campanile venu à votre rencontre
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Majestueux il trône s’érige excentrique
Près du palais des doges et de ses cachots
Jouxtant la basilique pour mieux renchérir
Le sens religieux que ces lieux enregistrent.
 
Leny.

 

 

     El Fuego,

 

Un feu prenant naissance parait inoffensif

Puis rugit et s’embrase dévore la nature

Lui nait d’une étincelle devenu compulsif

Se délecte soudain de sa douce torture

 

Rien ne peut museler ce monstre rugissant

Pas même les tonnes d’eau versée pour le stopper

Il crépite et rougit tient tête aux assaillants

Qui finiront pourtant par le faire échouer

 

Craquant une allumette geste des plus banal

Qui bientôt s’associe contemplant le spectacle

Au geste meurtrier qui cause tout ce mal

Et qui est responsable de la divine débâcle.

Leny.

 

 

 

 

LA PLAGE

Une plage de sable fin
Que l’on foule très tôt
Et comme tous les matins
On n’entends que le clapot
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Ce doux bruit réconfortant
Née d’une mer calme
A ce pouvoir apaisant
Et de loin en a la palme
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Le soleil est déjà chaud
Et de ses rayons ardents
Fait reluire notre peau
Protégé d’un onguent
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Déjà les premiers baigneurs
Arrivent de tous cotés
Pour gouter à la chaleur
Et se faire dorloter
 .
Bientôt la plage deviendra
Une aire des plus bruyante
Pour nous tous elle perdra
Sa magie réconfortante.

Leny.